Territoire de contrastes et de mémoires, le Luberon porte en lui des siècles d'histoire. Des premiers hommes du néolithique aux grandes heures de la Provence romaine, en passant par le douloureux épisode du massacre des Vaudois en 1545, chaque pierre, chaque village perché raconte une page de ce récit millénaire.
Aux origines : Ligures et Celto-Ligures
Avant que les Romains ne posent leurs jalons en Provence, le Luberon était peuplé de tribus ligures et celto-ligures, qui occupaient les hauteurs pour se protéger des invasions. Les oppida perchés, dont certains ont donné naissance aux villages médiévaux que nous connaissons, témoignent de cette présence ancienne.
La romanisation de la Provence
Après la conquête romaine au IIe siècle avant J.-C., la région connaît un essor important. Des villae agricoles s'établissent dans les plaines, produisant huile d'olive, vin et céréales. Apt (Apta Julia) devient un centre urbain florissant, dont le sous-sol recèle encore de nombreux vestiges.
Le Moyen Âge : châteaux et abbayes
La période médiévale laisse dans le Luberon un héritage architectural exceptionnel : châteaux forts, abbayes cistérciennes comme Sénanque, villages fortifiés perchés à flanc de falaise. C'est aussi l'époque où s'installent dans la région les Vaudois, communauté chrétienne dissidente venue des Alpes, qui y trouvent refuge dans les villages du versant nord.
Le massacre des Vaudois de 1545
En avril 1545, sur ordre du Parlement d'Aix et avec l'approbation du roi François Ier, une armée de mercenaires s'abat sur les villages vaudois du Luberon. Près de 3 000 personnes sont massacrées, 600 hommes envoyés aux galères, 24 villages rasés. Mérindol et Cabrières-d'Avignon, aujourd'hui paisibles villages de Provence, portent encore la mémoire de ce drame.
Avis de luberon.fr — Pour aller plus loin dans l'histoire du Luberon, ne manquez pas le Musée de l'Histoire du Protestantisme de Mérindol et les sentiers mémoriaux qui balisent les lieux du drame vaudois.
Page mise à jour le 08/06/2026























