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- Parc Naturel Régional du Luberon
- Faune
Le tarin des aulnes est si discret qu'une ancienne légende germanique raconte qu'il cacherait son nid dans une pierre magique pour devenir invisible.
Le Tarin des aulnes est un petit passereau granivore que l'on peut rencontrer dans le Luberon, surtout près des cours d'eau et dans les boisements où poussent les aulnes et d'autres arbres feuillus. Timide et souvent grégaire, il est parfois difficile à observer mais peut être repéré en hiver en petits groupes qui recherchent les graines.
- Nom savant : Spinus spinus (anciennement Carduelis spinus).
- Famille : Fringillidés.
Oiseau de petite taille au plumage jaune-verdâtre. Le mâle en plumage nuptial présente une calotte et un menton noirs, un croupion, un sourcil et des côtés de la queue jaunes ; le ventre est clair parfois strié de noir. La femelle est plus pâle, sans noir sur la tête et avec un fort striage. Le bec est conique, de couleur corne.

Chant et mensurations
- Cri et chant : petit cri de contact « tuui » ou « tsuui » suivi de notes sèches « tche tche tche ». Le chant est un babil assez élaboré, typique des fringilles.
- Mensurations : taille : 11–12 cm, poids : 10–15 g, envergure : environ 20–22 cm. Longévité : jusqu'à 11 ans en liberté.
Habitat et mœurs
Le tarin fréquente principalement les forêts de conifères, les aulnaies, les bouleaux et les pessières. Dans le nord de son aire il vit en plaine, dans le sud (dont les massifs montagneux) il est plutôt montagnard. Dans le Luberon, on le rencontre surtout le long des rives, dans les bosquets d'aulnes, les peupleraies et les bois humides, ainsi que dans les zones boisées d'altitude moyenne. C'est un oiseau grégaires : il forme des groupes compacts, surtout en hiver.
Très acrobate, il peut se suspendre et se retourner pour extraire les graines à l'extrémité des rameaux. En hiver, il peut fréquenter les mangeoires (graines de tournesol).
Régime alimentaire
Principalement granivore : graines d'aulnes, de bouleaux, d'ormes, ainsi que de chardons et de pissenlits. En saison de reproduction, les adultes complètent leur alimentation par des invertébrés pour nourrir les jeunes. Il consomme aussi bourgeons et petits fruits selon les disponibilités.
Reproduction du tarin des aulnes
La saison s'étend de fin février à août.
Le nid, souvent placé haut dans un conifère (parfois à une vingtaine de mètres), est construit par la femelle avec brindilles, radicelles, mousses et lichens, et tapissé de poils et de plumes. La femelle pond 3 à 6 œufs (généralement 3–5) bleu pâle légèrement tachetés qu'elle couve seule pendant environ 12–13 jours. Les deux parents nourrissent les jeunes qui quittent le nid au bout d'environ 14 jours.
Prédateurs et statut
- Prédateurs : l'Épervier d'Europe est un prédateur important des adultes ; l'écureuil peut occasionnellement voler œufs et jeunes. D'autres rapaces ou prédateurs locaux peuvent aussi représenter une menace.
- Statut : espèce commune et non menacée à l'échelle européenne, mais certaines populations méridionales peuvent être affectées par les étés très chauds et secs ou par la variation de la production de graines dans les conifères. Les effectifs locaux peuvent fluctuer d'une année sur l'autre en fonction des ressources alimentaires.
- Dégâts et risques : aucun impact notable sur l'homme ou l'agriculture.
Conseils d'observation du tarin des aulnes
Pour repérer le tarin dans le Luberon : cherchez les petits groupes près des aulnaies et des rives, écoutez les petits cris « tuui » et surveillez les fourrés de bouleaux et de conifères. En hiver, observez les mangeoires bien fournies en graines de tournesol où il peut venir en nombre.
Page mise à jour le 18/12/2025

















