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- Parc Naturel Régional du Luberon
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L'essentiel
Le Roseau commun (Phragmites australis) est une plante vivace des milieux humides, présente dans le Luberon. Il peut stabiliser les berges et participer au traitement des eaux, tout en pouvant s’avérer envahissant et modifier les zones humides.
- Identification : Roseau commun (Phragmites australis), hauteur 3-5 m, tiges longues et fines surmontées d’un plumeau argenté, feuilles de 20-50 cm × 2-3 cm, inflorescence panicule pourpre, floraison de juillet à octobre.
- Habitat et répartition : plante des milieux humides, sols gorgés d’eau et faiblement oxygénés, sols argileux ou tourbeux; forme des roselières et pousse en colonies; présente autour de la plupart des eaux stagnantes, notamment dans le Luberon.
- Propension envahissante et écologie : sous‑espèce australis peut former des colonies denses et monocouleur; se propage principalement par rhizomes et rejets souterrains; peut réduire la surface libre d’eau et influencer le fonctionnement des zones humides; espèce cosmopolite avec diverses sous‑espèces.
- Intérêts écologiques et usages : stabilisation des sols en zone inondée, abri et zone de reproduction pour des passereaux et petits mammifères; utilisé dans les stations d’épuration par phytoépuration pour le traitement des eaux par filtration et activité microbienne.
- Usages traditionnels et actuels : production de balais, vannerie et chaumes pour toitures, canisses et matériaux de construction locale; encore aujourd’hui employé pour toiture et litière du bétail, et dans diverses artisanats régionaux.
- Risque et réglementation : espèce cosmopolite avec des sous‑espèces envahissantes (ex. Amérique du Nord); certaines zones imposent des restrictions sur l’introduction et l’usage, afin de limiter l’envahissement des milieux naturels et des eaux.
- Points à surveiller : productivité élevée pouvant conduire à l’accumulation de matière organique et à la fermeture des surfaces d’eau; lors de la décomposition, augmentation potentielle de certains éléments traces et métaux dans la matière organique, lié à l’activité des champignons aquatiques.
On le rencontre en Amérique, en Asie et en Europe, sa présence pouvant être naturelle ou introduite. Le roseau est une haute graminée pouvant atteindre 3 à 5 mètres de hauteur. Il est reconnaissable à ses longues et fines tiges surmontées d'un plumeau argenté. Ses feuilles mesurent généralement 20 à 50 cm de long pour 2 à 3 cm de large et l'inflorescence, une panicule teintée de pourpre, apparaît de juillet à octobre.
Il affectionne les milieux humides et prolifère sur des sols gorgés d'eau et faiblement oxygénés, de préférence constitués d'argile ou de tourbe. Espèce ayant une forte propension à l'envahissement du biotope, notamment la sous‑espèce Phragmites australis qui forme rapidement des colonies denses, le roseau pousse en colonies constituant des roselières et se multiplie principalement par des rhizomes et des rejets souterrains. On le trouve à proximité de la plupart des points d'eau stagnante du Luberon.
Bien qu'on le considère souvent comme envahissant, le roseau peut cependant contribuer à stabiliser des terrains soumis à l'érosion et jouer un rôle important dans la structuration des zones humides. Il constitue un abri et une zone de reproduction pour de nombreux passereaux et petits mammifères. En outre, il est largement utilisé dans les stations d'épuration par phytoépuration (filtre planté de roseaux), car il participe au traitement des eaux par filtration et activité microbienne associée.
Cependant, sa forte productivité conduit à l'accumulation de matière organique au sol, ce qui peut fermer les surfaces d'eau libre et modifier le fonctionnement des milieux humides. Durant la décomposition des feuilles, on observe aussi une augmentation de certains éléments traces et métaux dans la matière organique en décomposition, liée à l'activité des champignons aquatiques.
Certains objets étaient également fabriqués en "bois de roseau". De tous temps, le roseau a été utilisé pour produire des balais, de la vannerie en étant tressé, des anches pour instruments de musique, en plus des chaumes pour les toitures d'habitation.
Encore aujourd'hui, il est utilisé à la confection des toits et des canisses typiques de la région, ainsi que pour la litière du bétail ou la construction traditionnelle.

Page mise à jour le 11/08/2025

















